Bouclage du Marathon

Contrairement à ce qui avait été annoncé, le Marathon photo s’arrête à l’Opus 33.

Je laisse du temps (jusque fin 2017) à toutes celles et tout ceux qui désirent, soit le boucler, soit le rejoindre…

A la fin de l’année 2017, je convoquerai un jury et j’établirai avec lui un classement.

Ensuite, on verra …

Je suis désolé de ne pas avoir tenu ma promesse.

Mon coeur n’y est plus et je ne peux forcer les choses.

A toutes et tous, je présente mes excuses.

 

Le Cours de Dessin Vectoriel « ILLUSTRATOR »

Bonjour à tous,

Je suis heureux de vous annoncer l’ouverture dès le 16 novembre 2016 à la Promotion Sociale de Jemappes, d’une nouvelle session de formation au Dessin Vectoriel sous Illustrator 

Sont organisés, deux modules de formation de respectivement 80 périodes (Initiation) et 40 périodes (Perfectionnement) qui délivrent en fin de cursus des attestations de réussite officielles de l’Enseignement de la Communauté française  Wallonie-Bruxelles Enseignement).

Principalement en atelier pratiques, les cours ont lieu le mercredi après-midi de 13 h à 16 h 30 du 18 novembre 2016 au 20 juin 2017.

Axés sur les bases du dessin vectoriel combinées aux photographies et mises en pages etc. ce cours s’adresse à celles et ceux qui sont intéressés par tout ce qui touche au domaine du graphisme au sens large du terme (infographie, prépresse, web design etc.).

Aucun pré-requis en dessin n’est nécessaire pour suivre cette formation.

Combiné à Photoshop, ce cours est complémentaire et constitue un prolongement parfait pour celles et ceux qui veulent aller encore plus loin.

Au programme : 

– Présentations pré-presse et photographie.

– Conception de logos, packaging, flyers, affiches, dépliants, cartes de visite, motifs, visuels pour entreprises, filets de dégradés, 3D, bandes dessinées etc.

– Dessin assisté par l’ordinateur, gestion de la perspective à 1, 2 ou 3 points de fuite.

– Mise en page/typographie, habillage des textes, masques.

– Présentations multimédia : web, diaporama, galeries etc.

– Photographie en studio et post production des images sous Photoshop.

– Préparations pré-presse, calibrations, modes colorimètriques.

– Et bien d’autres choses encore …

Pour infos pratiques visiter le site de l’IEPS JEMAPPES-QUIEVRAIN ou me contacter directement via mon adresse E-mail : samuel.delcroix@iepsjemappes.be

Quelques exemples ci-dessous :

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Bienvenue !

 

Marathon Photo – Opus 33 « Chaos »

james-nachtwey-ny11sept
© James Natchwey « 11 Septembre 2001 »

Il y a quelques jours, nous avons commémoré un bien triste événement : l’attaque il y a 15 ans des tours jumelles du World Trade Center à New York et du Pentagone à Washington …

Ce jour là, le monde entier était sous le choc. Tout avait basculé d’un coup dans le chaos.

C’est donc ce mot que j’ai choisi pour le nouvel opus du marathon et pour l’illustrer, une photographie de James Naghtwey prise au pied des tours au moment de l’écroulement de la tour sud.

James Naghtwey est à New York ce matin là, il habite à deux pas. Habitué à photographier le monde et son histoire, il a couru pour témoigner de ce qui voyait. Il raconte : « Je me suis frayé un chemin parmi la foule en panique et j’ai commencé à prendre en photo des gens blessés allongés sur les trottoirs… Je faisais la mise au point sur la tour sud, la croix d’une église en avant premier plan quand soudain le gratte-ciel s’est écroulé… J’ai compris que j’allais être touché, je me suis précipité pour trouver refuge de l’autre côté de la rue, il y avait de la fumée partout, il faisait noir comme en pleine nuit j’ai cru que j’allais mourir… »

James Nachtwey est un habitué des conflits. Autodidacte, il commence une carrière en free lance et dès 1984 il travaille pour Time Magazine. Membre de l’agence Magnum entre 1986 et 2001 il co-fonde l’agence VII. En 2003 il est grièvement blessé par un tir de grenade à Bagdad. Ses reportages dans les zones de conflits (Afganistan, Rwanda, Roumanie etc. ) sont inoubliables. Il reçoit pour son travail de nombreux prix dont la prestigieuse Robert Capa Gold Medal à 5 reprises.

Sur la page d’accueil de son site internet on trouve le mot WITNESS qui signifie TEMOIN.

Être là pour témoigner telle pourrait être sa devise.  Sur la même page on trouve aussi sa citation :

« J’ai été un témoin, et ces images sont mon témoignage. Les événements que j’ai enregistrés devraient ne pas tomber dans l’oubli et ne doivent plus être répétés. « 

Quand on découvre ses photographies pour la première fois, on est surpris par la force émotionnelle qu’elles peuvent dégager et souvent interloqué par ce qu’on y voit ; une réalité qui est dure, un chaos observé au plus près, au cœur même de l’action et sans aucune complaisance. Aucune ne laisse indifférent. Il y a cependant toujours une retenue, celle qui est l’apanage des bons photo-reporters et qui fait que jamais on ne bascule dans l’irregardable spectaculaire outrancier, jamais on ne décèle un quelconque voyeurisme. JN a le regard intelligent. Un regard respectueux et rempli d’empathie pour le sujet qu’il observe.

C’est aussi un photographe de l’instant. L’image qui est proposée cette semaine pourrait servir pour illustrer le fameux « instant décisif » si cher à Henry Cartier-Bresson (co-fondateur de l’Agence Magnum) qu’il définissait comme étant « un moment exact où une image unique, et qui ne se reproduira jamais de la même manière, est capturée par le photographe. »

Evidemment, si on regarde son cliché du 11 septembre on peut se dire « Il en a eu de la chance. Il était là en train de cadrer et boum, coup de bol, la tour s’est écroulée ! ».

Quand un cliché est spectaculaire on entend souvent ce type d’argument du genre « Ce n’est pas à moi que ça arriverait une chance pareille… ». A cela, je réponds que la chance, on la provoque. La photo, ce n’est pas elle qui vient à nous, c’est nous qui allons à elle et ce n’est pas en restant les bras ballants, l’appareil dans le tiroir que la chance va nous sourire. Il est indispensable de provoquer les choses en allant à leur rencontre et d’avoir TOUJOURS à portée de main un appareil photographie au cas où…

Combien de fois n’ai-je pas aussi entendu : « Tout était là, la lumière, l’action, le cadre mais malheureusement je n’avais pas mon appareil ! »

Bon, revenons à cet instantané du 11 septembre 2001 et admettons que James Nachtwey ait eu de la chance ok mais il est quand même vachement bien construit son cliché je trouve. Non ? Tout y est, magnifiquement en place, une composition remarquable et un contenu plein de sens.

Ça n’a rien à voir avec la chance ça !

Ça, c’est le regard, la bonne place, le bon axe, l’intelligence, l’instinct etc. tout ce qui fait qu’une fois le spectaculaire mit de côte il n’en demeure pas moins une image rare avec des éléments qui s’articulent admirablement entre eux et qui donne tout son sens à l’image.

La croix chrétienne, le drapeau américain, l’attaque. Vous mettez ces trois éléments dans n’importe quel ordre, tout est résumé, l’histoire est racontée, le début de l’histoire du moins car celle-ci n’est pas terminée hélas…

Je ne vais pas vous faire ici un cours de géopolitique ou étaler des arguments d’ordre politico-religieux, je vous rassure. Je laisse à chacun le soin d’analyser cette image et j’invite à la réflexion.

Le rôle du photo-journaliste c’est d’informer, provoquer la réflexion, sensibiliser aussi.

James Naghtwey à accompli son travail et parfaitement rempli son rôle.

Quinze années se sont écoulées depuis.

Une guerre a véritablement commencé le 11 septembre 2001, jour de chaos.

James Naghtwey en était le témoin…

James Nachtwey est né à Syracuse (New-York) en 1948.

Suivez le lien vers son site internet http://www.jamesnachtwey.com/

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Marathon Photo – Opus 32 « Oreille »

 

Nude - East Sussex 1957 © Bill Brandt
Nude – East Sussex 1957
© Bill Brandt

C’est le mot « Oreille » qui est proposé pour ce 32e Opus du Marathon.

Pour l’illustrer j’ai choisi « Nude, East Sussex 1957 », une photographie de Bill Brandt (petit clin d’œil au jeu de la girafe trouée que j’avais proposé sur mon ancien blog en 2007 et dont certains se souviendront sans doute. Voir ce lien La Girafe trouée .

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Marathon Photo – Opus 31 « Chaise »

les chaises
© Enzo Sellerio – Palerme 1960

Cette semaine, nous retournons dans la rue avec une image prise sur le vif dans l’esprit de l’Agence Magnum.

Avec cette photo du photographe sicilien Enzo Sellerio datant de 1960, je vous propose le mot « Chaise » et comme à l’accoutumée, je tente une proposition inattendue pour l’illustrer.

Dans son sens premier le mot désigne un meuble ou un objet sur lequel on s’assoit. Il peut évidemment s’agir d’une simple chaise mais on pourrait comme c’est le cas ici assouplir un peu les règles et autoriser les chaises-fauteuils et pourquoi pas les banquettes ou les tabourets… Bref, la porte est ouverte ! Lire la suite « Marathon Photo – Opus 31 « Chaise » »

Marathon Photo – Opus 30 « Repas »

Angela Strassheim RepasPour ce 30e Opus c’est le mot « Repas » qui est proposé et pour l’illustrer, j’ai choisi une photographie tirée de la série « Left behind » d’Angela Strassheim, photographe américaine née en 1971.

C’est une image que l’on doit ranger dans une catégorie particulière. Elle ressemble à un instantané, on la dirait prise sur le vif mais il n’en est rien. Tout ici est mis en scène. Lire la suite « Marathon Photo – Opus 30 « Repas » »

Marathon Photo – Opus 29 « Poussière »

© Trent Parke « Championnat mondial de rallye » 2003

Pour ce 29e Opus du Marathon, c’est le mot « Poussière » qui m’a été soufflé !

Pour l’illustrer, j’ai choisi une image de Trent Parke – photographe australien né en 1971 et membre de l’Agence Magnum.

Voici une photo de sport, un genre qui n’a pas encore été abordé dans ce marathon. Ce n’est pas une photo de sport comme on l’attend.

En ces temps de compétition mondiale, toute la planète s’affronte, les nations rivalisent. Les sportifs de haut niveau et de toutes disciplines accomplissent des exploits, ceux qui gagnent engrangent des médailles, les autres, ceux qui perdent, sont déçus ou désespérés, c’est selon mais la plupart d’entre eux sont contents car ils ont le sentiments de participer à une aventure exceptionnelle.

Les photographes évidemment sont là pour immortaliser les sauts, les jets, les coups, les plongeons, les courses… Ils mitraillent avec leurs zooms superpuissants et instantanément vérifient via l’écran LCD de leurs appareils s’ils ont LA bonne image, celle qui fera la une de leur quotidien ! C’est un métier !

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